LinkedIn et Google : Les Deux Faces d’une Stratégie Gagnante en Marketing de Contenus
Découvrez comment LinkedIn et Google, avec leurs approches uniques, peuvent transformer votre stratégie de marketing de contenus. Apprenez à combiner branding, SEO et Ads pour maximiser votre impact et atteindre vos objectifs.
COMMUNICATIONWEBMARKETING
LYDIE GOYENETCHE
1/18/20268 min lire


Pourquoi LinkedIn et Google sont les Yin et Yang du Marketing de Contenus
Si LinkedIn et Google étaient deux âmes dans un même souffle, l’un serait cette voix vive et chaleureuse qui dialogue au cœur de la foule, tandis que l’autre incarnerait la profondeur tranquille d’une mémoire collective. Le premier inspire, le second guide. Le premier relie, le second éclaire. Ensemble, ils composent la respiration d’une stratégie de contenu solide et incarnée. Loin des recettes prêtes à l’emploi, cet article explore les enjeux profonds et contemporains du SEO, du branding et du référencement à l’ère des intelligences artificielles.
LinkedIn : la scène vivante de l’émotion professionnelle
LinkedIn, ce n’est pas seulement un réseau. C’est un théâtre d’identités, un lieu où chacun raconte une histoire, entre vulnérabilité maîtrisée et expertise affirmée. Les récits y prennent chair. L’entrepreneure qui partage une victoire ou une épreuve tisse un lien affectif avec sa communauté. Le manager qui rend hommage à un collaborateur active les ressorts symboliques du collectif. Ce que l’on montre ici n’est pas seulement ce que l’on sait faire, mais ce que l’on est.
C’est pourquoi des figures comme Guillaume Moubeche ont su magnétiser leur audience. Non pas par la promesse creuse d’un produit miracle, mais en osant le récit, la contradiction, l’incarnation. Le post devient un miroir tendu à ceux qui cherchent du sens. Cela explique pourquoi, parfois, une publication LinkedIn bien construite se retrouve en première page de Google : elle concentre suffisamment d’engagement humain, d’interactions réelles, pour que l’algorithme de Google lui-même y voie une réponse sociale à une requête donnée.
Dans un monde saturé de messages, ce qui touche reste. Et LinkedIn, dans cette dynamique, devient le réseau de l’ancrage affectif. Le SEO social, encore mal compris, commence ici : dans la densité symbolique de ce que nous disons, et non dans la densité de mots-clés.
Google : la bibliothèque silencieuse et puissante du web
À l’opposé de cette agitation humaine et affective, Google avance dans un autre registre. Le moteur de recherche, tel un bibliothécaire infatigable, écoute patiemment les requêtes de chacun et les classe selon des critères de pertinence, de cohérence, de lisibilité. Ici, le langage est plus froid, plus structuré, mais pas moins stratégique. Le SEO sur Google n’est pas un concours de charme, mais un exercice de rigueur.
Les utilisateurs de Google n’explorent pas pour être surpris. Ils cherchent une réponse, souvent urgente, parfois existentielle. Et le contenu qui s’impose est celui qui parle à leur besoin profond, avec sérieux, méthode, et structure. C’est ici que les articles longs, bien sourcés, bien hiérarchisés prennent toute leur force. Mais ce n’est pas si simple. Car à l’heure actuelle, un site web jeune, même bien conçu, peine à émerger.
Les murs invisibles du SEO pour les sites qui démarrent
Ce que peu de consultants osent dire, c’est que Google, aujourd’hui, privilégie les sites à forte autorité. Ce n’est pas une posture idéologique, c’est un fait algorithmique. Le DA (Domain Authority) est devenu une barrière d’entrée, et dans de nombreuses requêtes, la première page est occupée par des acteurs anciens, ou ceux qui achètent leur visibilité via les Google Ads.
Quand on démarre, on se heurte donc à une réalité : vous pouvez publier un excellent article sur la transition énergétique ou l’économie circulaire, et ne jamais être lu. Ce n’est pas votre faute. C’est l’écosystème qui est saturé. D’où l’intérêt d’une stratégie éditoriale ciblée, longue traîne, parfois même détournée. Un exemple : au lieu d’optimiser sur « audit RSE », ultra concurrentiel, on publiera un article sur « les bénéfices cachés d’un diagnostic RSE pour les TPE agricoles en Pays basque ». La requête est rare, mais elle permet de placer le site sur un segment, de créer une entrée qualifiée, et de construire un tunnel de conversion plus long mais plus solide.
Quand la SERP devient un théâtre social
Autre mutation récente : la page de résultats de Google, la fameuse SERP, n’est plus uniquement le royaume des sites internet. Elle accueille désormais des publications LinkedIn, des posts Instagram, des extraits YouTube. Une simple recherche sur un mot-clé peut faire ressortir le post d’un influenceur ou une vidéo de 30 secondes. Pourquoi ? Parce que l’algorithme de Google a compris que le savoir ne réside plus uniquement dans les pages froides, mais aussi dans la trace sociale, dans l’engagement humain.
Un post LinkedIn structuré, avec une introduction claire, une progression logique et des commentaires engageants, peut apparaître dans Google comme une réponse crédible. Cela brouille les frontières entre SEO technique et contenu émotionnel. Et cela appelle une nouvelle posture : écrire pour être compris par l’humain et reconnu par l’algorithme.
Les nouveaux enjeux du SEO à l’ère de l’IA
Depuis l’intégration des moteurs IA dans les interfaces de recherche, l’enjeu du référencement change. Google intègre désormais des réponses générées par IA, synthétiques, rapides, personnalisées. Ce mouvement s’accélère avec des projets comme Google SGE ou Bing Copilot. Cela signifie que moins d’utilisateurs cliquent sur des liens. La réponse est donnée avant même la visite.
Dès lors, il devient vital de structurer ses contenus pour les IA : titres hiérarchisés, réponses claires aux questions, sources citées, intention pédagogique. C’est une forme de retour aux fondamentaux, mais avec une exigence nouvelle : ne plus écrire uniquement pour le SEO traditionnel, mais aussi pour les IA de demain. Il faut désormais penser son contenu comme un socle de données exploitables par des machines. Et paradoxalement, plus le contenu est humain, plus il est compris par ces intelligences.
Dans les cycles de vente longs, cette mutation oblige aussi à clarifier à qui l’on s’adresse réellement. J’ai approfondi cette question dans une réflexion dédiée à la manière de structurer des contenus pour une audience B2B humaine, complexe et lente à décider, à l’intersection du SEO, des IA et du marketing de contenu. Si vous souhaitez approfondir le sujet sur l'impact du contenu et les décisionnaires c'est le moment de lire cet article.
Un exemple hybride : comment une TPE peut rayonner sur les deux plans
Imaginons une TPE spécialisée dans l’artisanat local et les circuits courts. Elle rédige un article intitulé « Pourquoi nos yaourts basques sont bons pour votre microbiote (et pour l’économie locale) ». L’article est structuré, sourcé, profond. Il répond à plusieurs intentions de recherche : santé, économie, écologie. Il est publié sur le site, mais aussi relayé sur LinkedIn par le dirigeant, avec une anecdote personnelle sur son enfance à la ferme et une photo de sa grand-mère.
Le post LinkedIn suscite de l’émotion, des partages, et génère du trafic vers l’article. L’article, bien structuré, capte à son tour des visiteurs par Google. Deux semaines plus tard, le post LinkedIn apparaît dans la SERP pour des requêtes autour de « yaourts fermiers microbiote ». Voilà une stratégie hybride réussie : les émotions nourrissent la visibilité, la rigueur structure le référencement.
LinkedIn : le feu de camp du branding
LinkedIn est à aborder comme un lieu sacré de la narration. Chaque post peut être vu comme une offrande symbolique. Ce n’est pas une question de performance immédiate, mais d’alignement entre le vécu de l’entreprise et ce qu’elle transmet. C’est là que les entrepreneurs qui parlent vrai trouvent leur public. Ce n’est pas une plateforme d’égo, mais une scène pour les voix justes.
Et ce n’est pas un hasard si certaines publications d’ONG, de PME engagées ou d’experts du changement social deviennent virales. Leur message touche une vérité collective. Un post sur le burn-out d’un fondateur de startup peut devenir viral parce qu’il fait miroir. Un témoignage sur l’échec d’un projet ESS peut susciter des dizaines de commentaires, parce qu’il rend visible l’invisible.
Marque employeur : quand le récit devient un signal de fiabilité
En B2B, la marque employeur n’est pas un “sujet RH” à côté du business. Dans un cycle long, elle devient un indice de risque : est-ce que cette entreprise tient ses engagements, gère bien ses équipes, et sait délivrer dans la durée ? LinkedIn joue ici un rôle unique : il expose, en public, la façon dont une organisation parle de ses pratiques, de ses arbitrages, de ses vulnérabilités — donc de sa maturité.
CSRD : la narration ESG n’est plus optionnelle, elle devient “auditable”
Avec la CSRD (Directive (UE) 2022/2464), l’Europe fait basculer l’ESG et la RSE du registre “communication” vers le registre reporting + gouvernance + contrôle. Le texte impose une logique de double matérialité : l’entreprise doit rendre compte à la fois de ses impacts et de ses risques. La directive le formule clairement : il faut reporter sur « les impacts (…) sur les personnes et l’environnement » et sur « comment les questions de durabilité affectent l’entreprise ».
Un changement d’échelle massif pour les entreprises européennes
On passe d’un reporting limité à une minorité à une généralisation : le Parlement européen évoquait près de 50 000 entreprises concernées dans l’UE (contre environ 11 700 auparavant). Et la Commission européenne rappelle le calendrier : premières entreprises concernées sur l’exercice 2024, avec publication des rapports en 2025.
ESRS : si tu veux être “crédible”, il faut être structuré (et comparable)
Ce mouvement s’appuie sur les ESRS, rendus opérationnels via le règlement délégué (UE) 2023/2772. Concrètement : plus la communication ESG et RSE sont structurées, plus elle deviennent comparables, donc exploitables par les acheteurs, investisseurs, partenaires… et par les IA.
LinkedIn comme vitrine de conformité douce : la preuve sociale avant le PDF
Et c’est là que LinkedIn devient puissant : avant de lire un rapport CSRD, les parties prenantes cherchent des signaux humains. Qui porte le sujet ? Est-ce que les collaborateurs relaient des pratiques réelles ? Est-ce que le discours de l’entreprise tient dans la durée ? D’ailleurs, LinkedIn avance un chiffre très parlant : 88% des demandeurs d’emploi évaluent la marque employeur avant de postuler. Dans les cycles B2B, c’est la même logique : on “évalue” avant de s’engager. Il ne sert à rien de publier en pdf de 50 pages que personne ne liera, ils préfèreront des témoignages ou des postures professionnelles lisibles sur un réseau vivant comme linkedin. C'est en cela qu'il est crucial, intéressant d'accompagner le profil de vos collaborateurs sur ce sujet.
Google : le socle durable d’une présence numérique
Mais LinkedIn, aussi puissant soit-il, ne suffit pas. Car l’algorithme reste volatile. Une publication performante aujourd’hui disparaîtra demain. Tandis qu’un article bien conçu sur votre site, s’il est correctement maillé et mis à jour, peut continuer à travailler pour vous pendant des années. C’est cela, la force de Google : offrir un socle pérenne.
Il est donc essentiel d’alimenter votre site comme une bibliothèque vivante. Chaque article est une pierre. Chaque lien interne est un fil. Chaque réécriture, une respiration. Et c’est cette respiration lente, structurée, organique, qui finit par attirer l’autorité, les backlinks, puis la visibilité. Le SEO n’est pas une course, c’est une vigne.
Conclusion : deux énergies, un même souffle
Ce que LinkedIn et Google incarnent, ce sont deux régimes de visibilité. L’un est immédiat, émotionnel, social. L’autre est profond, méthodique, structurel. Le marketing de contenus ne consiste pas à choisir entre l’un ou l’autre, mais à les faire dialoguer. Comme le yin et le yang, leur force réside dans leur complémentarité. Et cette complémentarité ne se décrète pas, elle se cultive.
Pour les entreprises qui démarrent, cela signifie accepter que Google sera lent, et LinkedIn rapide. Mais les deux doivent se nourrir. Chaque article publié sur votre site peut devenir un post LinkedIn. Chaque commentaire inspirant sur LinkedIn peut donner naissance à un nouveau sujet de blog. Et à travers cette boucle, c’est votre voix qui émerge. Pas seulement pour apparaître dans les résultats. Mais pour compter, pour durer, et pour transformer.
Car c’est cela, au fond, l’enjeu du SEO contemporain : non pas dominer l’algorithme, mais se rendre digne d’être lu, vu, et compris, aujourd’hui comme demain.


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