Inbound marketing et SEO : cultivez votre stratégie comme un grand vin d’Aquitaine
Dans le vin et les spiritueux, l’inbound se cultive comme un grand vin d’Aquitaine : réduire durablement les coûts commerciaux, surtout à l’international.
WEBMARKETING
LYDIE GOYENETCHE
1/19/202620 min lire


Dans le vin et les spiritueux, la vraie question n’est plus “comment vendre”, mais comment maintenir un coût d’acquisition soutenable quand les marchés se tendent, que les réseaux arbitrent plus vite, et que les équipes commerciales sont déjà sous pression. Appels sortants, salons, rendez-vous, relances… tout cela fonctionne encore, mais de plus en plus souvent au prix d’un effort humain élevé et d’un rendement irrégulier selon les pays, la maturité des importateurs et la structure des réseaux. Et quand on ajoute l’international, le risque s’accélère : plus de distance, plus d’intermédiaires, plus de cycles longs, donc plus de coût par opportunité.
Or, les comportements d’achat ont déjà basculé. Gartner rappelait que les acheteurs B2B ne consacrent qu’une part limitée de leur parcours à échanger avec des fournisseurs : environ 17% du temps lorsqu’ils évaluent un achat, le reste se jouant en recherche et arbitrage interne. Cette réalité a une conséquence directe pour un directeur commercial : si votre marque n’est pas “présente” pendant la phase de réflexion, vos équipes se retrouvent à “rattraper” trop tard des prospects déjà orientés ailleurs.
C’est là que l’inbound marketing (SEO + contenus + architecture de site) cesse d’être un sujet “marketing” et devient un sujet de performance commerciale. Sur le web, l’organique reste la colonne vertébrale : BrightEdge a mesuré que la recherche organique représente environ 53% du trafic traçable sur les sites, ce qui en fait un canal majeur et durable. Et sur le plan économique, HubSpot indiquait (étude “State of Inbound”) que les organisations orientées inbound constatent un coût par lead inférieur d’environ 61% par rapport aux organisations dominées par l’outbound. Même si ces chiffres varient selon les secteurs, ils posent une règle simple : l’inbound construit un actif, l’outbound consomme une ressource.
La projection sur 10 ans est justement celle-ci : voulez-vous dépendre d’un robinet qui se coupe, ou bâtir un patrimoine qui amortit son coût dans le temps ? Sur Google Ads en France, plusieurs benchmarks indiquent un CPC moyen en hausse en 2025 (autour de 4,5 € tous secteurs confondus, avec des augmentations notables). Même sans entrer dans des calculs “théoriques”, une logique se dessine : à budget constant, les canaux payants ont tendance à exiger plus d’optimisation et plus de dépense pour maintenir la même visibilité, tandis qu’un contenu bien positionné peut continuer à générer des demandes sans coût marginal à chaque clic.
Dans le vin et les spiritueux, cette logique prend une dimension internationale très concrète : un site pensé pour l’export (pages “importers”, “distributors”, “partners” selon l’intention, versions anglais / espagnol, structure claire) permet de capter des signaux faibles par marché, de qualifier les demandes et d’alimenter la prospection avec des prospects déjà engagés. L’inbound ne remplace pas la force de vente : il réduit le bruit, augmente la maturité des contacts, et transforme votre site en outil de développement commercial à long terme — comme un vin de garde, qui n’impressionne pas en primeur, mais qui domine une décennie plus tard.
Pour comparer vos coûts actuels d'une stratégie d'outbound et ceux d'une stratégie d'inbound marketing vous pouvez cliquer ici.
Madiran : une puissance maîtrisée qui s’exprime dans le temps
Cet article fait partie du dossier "stratégie d'inbound marketing dans l'agro-alimentaire et les spiritueux"
Madiran : la puissance du temps long face à la contraction du marché français
Le Madiran est un vin qui ne s’impose pas immédiatement. Issu majoritairement du cépage tannat, il réclame du temps, de l’oxygène, parfois plusieurs années de cave avant de livrer toute sa profondeur. Cette temporalité, admirable sur le plan œnologique, entre aujourd’hui en tension avec l’évolution du marché français. La consommation de vin en France a reculé de plus de 60 % depuis les années 1960, pour se stabiliser autour de 24,4 à 25 millions d’hectolitres par an. En 2023, la consommation moyenne atteignait environ 24,2 litres par habitant, confirmant une tendance structurelle à la modération et à la sélection.
Dans ce contexte, les vins puissants, structurés et exigeants comme le Madiran s’adressent à un public plus restreint, souvent connaisseur, fidèle, mais numériquement limité.
Or la production française, malgré des aléas climatiques majeurs, reste significative. En 2023, elle atteignait environ 4,78 milliards de litres, soit près de 47,8 millions d’hectolitres, avant de chuter autour de 36 à 37 millions d’hectolitres en 2024 sous l’effet du gel, des pluies excessives et des stress hydriques. Les projections pour la période 2025-2035 envisagent une stabilisation comprise entre 35 et 38 millions d’hectolitres, ce qui maintient mécaniquement un écart structurel avec la consommation intérieure française, estimé entre 10 et 13 millions d’hectolitres par an.
Pour un directeur commercial, cet écart n’est pas une abstraction statistique. Il signifie que le marché domestique, même valorisé, ne pourra absorber durablement l’ensemble des volumes produits. Le Madiran conserve une valeur identitaire forte, mais son avenir commercial repose de plus en plus sur la capacité à identifier des marchés capables d’accepter le temps long, la puissance et la singularité, qu’ils soient à l’export ou sur des segments très ciblés du marché français.
Mexique : quand la demande dépasse la production, mais que le style doit rencontrer le palais
Le Mexique n’est pas seulement un marché “en croissance”, c’est un marché où la production locale ne couvre qu’une fraction de la consommation. Les données disponibles indiquent que la production mexicaine satisfait environ 30% à 34% de la demande intérieure, laissant environ 70% du vin consommé dépendre des importations. Cette structure crée une réalité très intéressante pour un directeur commercial : l’opportunité ne dépend pas d’un effet de mode passager, mais d’un déséquilibre durable entre offre et demande. En 2023, les importations de vin au Mexique atteignaient 328 millions de dollars, signe d’un marché déjà organisé et largement tourné vers l’achat international. Les principaux pays fournisseurs incluent notamment l’Espagne, la France, le Chili, l’Italie et l’Argentine, avec des segmentations de prix et de styles bien distinctes.
Mais exporter un Madiran ne consiste pas à “placer un vin français” sur un marché importateur. Il faut que le vin rencontre un imaginaire, des usages et des préférences. Or, plusieurs signaux de marché évoquent au Mexique un intérêt croissant pour des vins plus légers et moins alcooleux, dans un paysage de consommation en transformation. C’est ici que la stratégie devient fine : le Madiran, s’il est présenté uniquement comme une puissance tannique à dompter, risque de rester cantonné à une niche. S’il est travaillé sur la notion d’élégance, de précision, de gastronomie, et sur des accords contemporains, il peut au contraire trouver sa place dans un segment premium où la France conserve une image forte. L’enjeu n’est pas de parler plus fort, mais de parler juste, et de faire en sorte que les bons importateurs, distributeurs ou cavistes tombent sur les bons signaux au bon moment.
Angleterre : l’effet Rioja et la fenêtre d’opportunité pour des rouges français à forte identité
Le Royaume-Uni est un autre terrain d’observation très utile, parce que certaines régions y progressent alors même que la consommation mondiale recule. Le Rioja, par exemple, a affiché une croissance de ses exportations de 4.42% en 2024 par rapport à 2023, et plusieurs analyses soulignent que cette progression a été portée notamment par des marchés comme le Royaume-Uni et les États-Unis. Ce signal n’est pas seulement un indicateur de performance espagnole. Pour une maison du Sud-Ouest, il raconte autre chose : le marché britannique peut accueillir des rouges identitaires, dès lors qu’ils offrent un équilibre entre caractère, lisibilité et rapport valeur/prix.
C’est ici que le Madiran peut s’inscrire avec intelligence. Non pas en cherchant à imiter un Rioja, mais en comprenant ce que cette dynamique révèle : une appétence pour des rouges structurés mais accessibles, portés par une histoire, un terroir, et une promesse de qualité stable. Le Madiran peut jouer la carte de l’élégance française, de la gastronomie, de la singularité du tannat, tout en se positionnant comme une alternative plus abordable que certains Bordeaux premium, à condition d’être présenté avec un discours adapté au marché et à ses canaux. Le terroir ne suffit pas : il faut que la marque, la gamme, et la manière de parler aux distributeurs s’alignent avec l’intention de recherche et les attentes du réseau.
SEO stratégique : rendre ces marchés accessibles sans dépendre uniquement de salons et d’intermédiaires
Dans ce type de scénario, le SEO n’est pas un “levier de visibilité” au sens large. Il devient une méthode de pénétration de marché. Il permet de créer des pages et des contenus qui parlent aux intentions réelles des importateurs et des distributeurs, d’utiliser un vocabulaire qui correspond à leurs recherches, et de positionner l’offre au bon endroit du parcours de décision. Dans un marché où 70% de la consommation dépend de l’importation, ou dans un pays où une région comme Rioja progresse à l’export, la question n’est pas de publier davantage, mais de structurer un corpus qui rende la marque trouvable, compréhensible et crédible, au moment exact où le réseau cherche une solution commerciale.
Encore faut-il comprendre quelles sont les attentes réelles des distributeurs et consommateurs. C'est pourquoi une veille stratégique s'appuyant sur le SEO est un prérequis avant tout investissement commercial et marketing à destination de ces marchés. En effet quand on administre un site web spécialisé avec une stratégie éditoriale sectorielle orientée, on voit apparaitre dans la search console des requêtes nous donnant un indice de ce qui est réellement cherché par les consommateurs mais surtout les distributeurs. En effet la recherche exploratoire, notamment par les professionnels se fait souvent sur Google (pas seulement).
Vic-Bilh et Pacherenc : la subtilité des équilibres dans un marché en recomposition
Le Vic-Bilh et ses Pacherenc offrent une lecture différente mais tout aussi révélatrice. Ces vins, souvent plus accessibles dans leur expression, qu’ils soient rouges élégants ou blancs moelleux, dialoguent plus facilement avec l’évolution des goûts contemporains. Le marché français montre en effet une diversification progressive des préférences, avec une montée en visibilité des vins blancs et des rosés, notamment sur des périodes saisonnières marquées, tandis que le vin rouge, historiquement dominant, recule en volume relatif.
Cette évolution ne traduit pas un rejet du vin de caractère, mais une transformation des usages. Les consommateurs boivent moins souvent, mais attendent davantage de lisibilité, de plaisir immédiat et de cohérence avec leur mode de vie. Dans ce paysage, le Pacherenc peut apparaître comme une réponse plus fluide à certaines attentes, à condition que son positionnement soit clair et que son récit dépasse la seule référence au terroir pour intégrer des usages, des moments de consommation et des marchés identifiés.
Sur un horizon de 10 ans, la question n’est donc pas seulement de produire, mais de savoir quels vins trouvent encore naturellement leur place sur le marché français, et lesquels doivent être pensés dès l’origine dans une logique de débouchés différenciés. La stabilité relative de la consommation autour de 24 à 25 millions d’hectolitres, face à une production structurellement supérieure, impose une lecture fine des styles, des segments et des circuits.
Terroirs, langage et décisions commerciales à l’ère du déséquilibre structurel
Les terroirs du Sud-Ouest racontent une histoire riche, mais le langage seul ne suffit plus à garantir l’écoulement des volumes. La communication, lorsqu’elle reste uniquement patrimoniale, risque de parler à des convaincus sans toucher les décideurs du marché. Or les chiffres sont clairs : même avec une production réduite à 35–38 millions d’hectolitres sur la période 2025-2035, la France continuera à produire bien au-delà de ce qu’elle consomme. Ce déséquilibre structurel oblige à penser la commercialisation comme un prolongement stratégique de la production, et non comme une simple étape aval.
Dans ce contexte, le langage du vin conserve toute son importance, mais il doit être articulé à une lecture marketing lucide. Le Madiran n’est pas condamné par sa puissance, pas plus que le Pacherenc n’est sauvé par sa douceur. Leur avenir commercial dépend de la capacité des producteurs et des marques à relier identité, marchés et usages réels. Cette articulation devient un enjeu central pour les directions commerciales, qui doivent désormais arbitrer entre valorisation du marché français, ouverture à l’international et adaptation des discours aux nouvelles attentes, notamment celles des femmes et des consommateurs occasionnels, de plus en plus prescripteurs dans l’acte d’achat.
Lire les terroirs comme des indicateurs de marché
Lire les terroirs aujourd’hui, c’est aussi lire les signaux faibles du marché. Un site web, une stratégie de contenu ou une approche inbound bien pensée permettent précisément de mesurer ces signaux, de comprendre quels récits résonnent, quels styles attirent l’attention et quels marchés manifestent un intérêt réel. Dans un contexte où l’écart entre production et consommation française s’inscrit dans la durée, cette capacité d’observation devient un outil stratégique à part entière, au service de décisions commerciales éclairées et durables.
Les symboliques du vin et les métaphores du web : construire un imaginaire de marque
La communication digitale ne peut plus se contenter d’aligner des mots-clés sans âme. Elle doit créer un univers, une vibration. Le vin, par sa richesse symbolique, est un levier extraordinaire pour les entreprises du Sud-Ouest et au-delà. Par exemple, évoquer dans sa stratégie de marque des images liées à la vinification, au vieillissement, au terroir, permet d’inscrire l’entreprise dans une narration puissante. Une entreprise industrielle peut, par ce biais, montrer sa rigueur, son respect des cycles longs, sa compréhension du travail bien fait. Un prestataire de services peut, au contraire, mettre en avant son côté artisan du sur-mesure, comme un œnologue sélectionnant ses barriques. Ce champ symbolique, bien travaillé, renforce le SEO en donnant du sens aux contenus, tout en augmentant le temps passé sur la page grâce à l’émotion dégagée.
Mesurer le retour sur investissement : ce que disent les chiffres
Le SEO génère en moyenne un retour sur investissement six fois supérieur à celui du SEA sur le long terme. Une étude de BrightEdge montre que plus de 53 % du trafic d’un site provient du référencement naturel, contre 15 % seulement pour le SEA. Autre donnée parlante : une page de blog bien positionnée sur un mot-clé de niche peut générer entre 1000 et 5000 visiteurs par mois sans aucun budget publicitaire. En travaillant la longue traîne, le maillage interne, et les backlinks thématiques, les entreprises peuvent dominer leur segment local ou sectoriel, même face à des concurrents de taille supérieure. En cela, l’inbound marketing s’apparente à un grand vin : il nécessite un investissement initial, mais il produit un fruit régulier et généreux dans le temps.
L’effet millésimé : pourquoi certains contenus vieillissent bien
Tous les contenus ne sont pas égaux devant le temps. Comme un vin, certains articles doivent être consommés jeunes, d’autres sont conçus pour durer. Une stratégie éditoriale intelligente alterne les deux. Les contenus saisonniers (liés à l’actualité ou à des campagnes) agissent comme des primeurs : ils attirent rapidement du trafic mais vieillissent mal. Les contenus piliers (pages guides, comparatifs, glossaires, études sectorielles) sont les grands crus de votre stratégie. Ils doivent être mis à jour chaque année, enrichis, remontés dans les clusters. Ce travail de bonification digitale est un levier considérable pour le SEO. Il stabilise les positions, augmente le nombre de mots-clés référencés, et transforme un simple blog en cave d’exception.
Vic-Bilh et Pacherenc : la finesse face à une concurrence installée et des usages différenciés selon les marchés
Le Vic-Bilh et ses Pacherenc occupent une place particulière dans le Sud-Ouest. Ils parlent un langage plus nuancé, plus souple, parfois moelleux, parfois délicatement tendu.
En France, cette finesse les place face à une concurrence solidement ancrée dans l’imaginaire collectif. Le Jurançon bénéficie d’une reconnaissance ancienne, intimement liée à la gastronomie et aux tables régionales. Le Sauternes incarne l’archétype du vin doux prestigieux, réservé aux grandes occasions. Le Tariquet, quant à lui, a su capter des volumes importants en se rendant immédiatement lisible, en s’inscrivant dans des usages quotidiens, simples, réguliers. Il est difficile pour un Vic Bilh de transformer son positionnement au sein de l'imaginaire d'un français, dans les volumes en GMS un Vic Bilh ne peut pas gagner en parts de marché par rapport à Tariquet ou Sauterne. Cela est possible via le réseau caviste, notamment grâce aux dégustations, mais en GMS c'est beaucoup plus difficile.
Dans un pays où la consommation de vin se stabilise autour de 24 à 25 millions d’hectolitres par an, cette concurrence n’est pas seulement symbolique. Elle est structurelle. Les vins doux et moelleux, même lorsqu’ils séduisent une clientèle féminine de plus en plus prescriptrice, restent largement associés à des moments spécifiques de consommation. Le foie gras, les desserts, les repas de fête continuent de structurer l’acte d’achat. Cette ritualisation limite la fréquence de consommation et confine ces vins à une logique d’exception, là où le marché valorise désormais la répétition, la convivialité et l’instant.
Par ailleurs les tendances de consommation parmi la clientèle féminine a bien changé. Si ce thème vous intéresse, cliquez ici.
Quand les habitudes nationales dessinent les opportunités réelles
Les chiffres internationaux éclairent cette réalité sous un autre angle. Là où le vin blanc occupe une place importante dans les habitudes, l’espace culturel pour des styles aromatiques, moelleux ou demi-secs est naturellement plus large.
En 2021, la consommation de vin blanc atteignait environ 6.6 millions d’hectolitres en France, 6.5 millions d’hectolitres au Royaume-Uni et 8.4 millions d’hectolitres en Allemagne. Ces volumes ne traduisent pas seulement des préférences gustatives, mais des usages installés, des moments de consommation moins codifiés, plus ouverts à la diversité des styles.
Pour le Vic-Bilh et le Pacherenc, cette donnée change la perspective. Sur le marché français, ils restent souvent lus à travers le prisme de la tradition et de l’accord gastronomique. Sur des marchés où le blanc structure l’acte d’achat, ils peuvent au contraire s’inscrire dans une dégustation plus libre, moins cérémonielle, plus relationnelle. La finesse devient alors une qualité active, et non un compromis.
Royaume-Uni : un marché d’importation où la lisibilité prime sur le prestige
Le Royaume-Uni illustre parfaitement ce basculement. En 2024, la consommation et les importations y représentaient environ 12.6 millions d’hectolitres, soit 1.26 milliard de litres, faisant du pays l’un des marchés les plus dépendants de l’offre internationale.
Dans cet univers, le vin n’est pas d’abord un marqueur de tradition, mais un produit de choix, sélectionné pour un usage précis. Le consommateur britannique arbitre moins en fonction d’un terroir connu que d’une promesse claire : moment de consommation, profil aromatique, équilibre perçu.
Dans ce contexte, le Pacherenc peut sortir de la comparaison frontale avec le Sauternes. Il n’a pas besoin d’en reproduire le prestige pour exister. Il peut jouer la carte d’un moelleux élégant, accessible, que l’on ouvre à l’apéritif, lors d’un dîner informel ou d’un moment partagé. La concurrence n’est plus alors franco-française, mais transversale, entre des vins capables de s’inscrire dans des usages contemporains. Bien évidemment, la stratégie pour entrer dans ce marché passe par le réseau caviste.
Allemagne et Mexique : deux lectures opposées d’un même potentiel
L’Allemagne, avec environ 8.4 millions d’hectolitres de vin blanc consommés en 2021, offre un autre terrain de lecture. Dans un pays où le blanc est culturellement dominant, les consommateurs sont habitués aux variations aromatiques, aux équilibres sucre-acidité et aux styles non strictement secs. Le Pacherenc y trouve un terrain d’expression plus naturel, car il ne doit pas justifier sa différence. Elle est déjà acceptée comme une nuance parmi d’autres.
Le Mexique raconte une histoire différente. Près de 71 % du vin consommé y est importé, la production locale ne couvrant qu’environ 29 % de la demande. Cette dépendance structurelle ouvre des opportunités réelles, mais elle impose aussi une grande lucidité. Le marché mexicain reste majoritairement orienté vers le vin rouge, qui représente jusqu’à 71 % de la consommation, avec une diversification progressive vers les rosés et les effervescents. Le vin doux n’y est pas absent, mais il n’occupe pas la même place symbolique qu’en France. Là encore, l’enjeu n’est pas de transposer un usage, mais de l’adapter. Le Pacherenc peut y trouver sa place en s’éloignant des codes du dessert pour se rapprocher de moments sociaux, gastronomiques ou apéritifs, à condition d’être présenté avec un langage compréhensible et des usages identifiés.
Lire le Vic-Bilh comme un indicateur de marché, pas seulement comme un terroir
La valeur d’un vin ne se joue pas uniquement dans ce qu’il est, mais dans la manière dont il rencontre un marché. Face au Jurançon, au Sauternes ou au Tariquet, leur avenir ne se décide pas uniquement sur le territoire français. Dans un contexte où la France continuera à produire environ 35 à 38 millions d’hectolitres sur la période 2025-2035, pour une consommation intérieure stabilisée autour de 24 à 25 millions d’hectolitres, l’équation est claire. Tous les vins ne pourront pas trouver leur respiration sur le seul marché national.
Lire ces terroirs aujourd’hui, c’est donc apprendre à lire les signaux faibles, à observer où la finesse devient une force, où la douceur change de sens, où les usages ouvrent des débouchés. Un site web structuré, une stratégie de contenu pensée pour l’international et une approche inbound cohérente permettent précisément de capter ces signaux, de comprendre quels récits résonnent et dans quels pays ils deviennent commercialement pertinents. Dans cet écart entre production et consommation, le digital ne remplace pas le commerce. Il en devient l’outil d’observation, de préparation et parfois de révélation.
Créer une stratégie d’acquisition durable et non intrusive
Le propre de l’inbound est de ne pas interrompre, mais d’attirer. Là où les publicités s’imposent, souvent au mauvais moment, l’inbound vient proposer quelque chose d’utile au bon moment. Cela correspond à une évolution profonde des attentes des clients B2B et B2C. Les utilisateurs veulent trouver par eux-mêmes, comparer, lire, comprendre. L’inbound répond à cette attente. Il nourrit sans forcer. Il respecte le cycle d’achat. Il propose plutôt qu’il ne pousse. Ce changement de paradigme est d’autant plus efficace qu’il s’inscrit dans une logique omnicanale : article de blog, fiche Google, LinkedIn, YouTube, mailing… tout participe à créer un climat de confiance. Comme un domaine viticole qui reçoit ses visiteurs avec chaleur, votre entreprise devient une maison accueillante et rassurante.
Lier le SEO local au marché visé, non au lieu d’écriture
Une idée fausse circule encore chez de nombreux entrepreneurs : pour bien se positionner localement, il faudrait nécessairement se situer géographiquement dans la zone visée. En réalité, Google s’appuie sur le contenu, les signaux sémantiques, les liens, et la structure du site. Une entreprise bordelaise peut très bien cibler la clientèle de Biarritz si ses contenus intègrent les bons mots-clés, les bonnes associations locales, et les bonnes requêtes d’intention. Cela est d’autant plus vrai dans les secteurs du vin, du tourisme et de la restauration. En d’autres termes, il est tout à fait possible d’écrire sur le Madiran depuis Anglet, tant que l’on respecte les exigences sémantiques, techniques et éditoriales du SEO local. La pertinence du contenu prime sur l’adresse postale.
Conclusion stratégique : des sites vitrines qui pensent international et contraintes réglementaires
À l’ère où la France produit bien plus qu’elle ne consomme, où les volumes plongent mais où l’identité du vin se réinvente, les questions qui se posent ne sont plus seulement celles de la vigne ou de la vinification. Elles deviennent celles de la rencontre entre un territoire et des marchés, entre une histoire et des usages différents, entre un terroir et des imaginaires culturels parfois très éloignés de l’image traditionnelle du Bordelais ou du Bourguignon. Cette rencontre ne se fait pas seulement dans les salons ou sur les tables, elle se joue aussi dans l’espace numérique et dans la manière dont une marque viticole choisit de se présenter au monde.
Un site vitrine du monde viticole français peut être pensé pour le grand public : il raconte le terroir, il chante la tradition, il chante les arômes, il guide le visiteur jusqu’à un désir poétique de dégustation. Mais dans ce format grand public, il est souvent éloigné des exigences du référencement et de la captation de signaux de marché : il n’est pas structuré selon les intentions de recherche internationales, il n’est pas traduit en plusieurs langues, et il n’est pas optimisé pour être trouvé par un importateur, un caviste ou un acheteur professionnel qui, au Mexique, au Royaume-Uni ou en Allemagne, recherche à travers des requêtes très précises des vins correspondant à des profils de consommation différents.
La loi Évin, qui encadre strictement la publicité des boissons alcoolisées en France depuis le 10 janvier 1991, n’interdit pas l’expression autour des vins, mais définit avec précision ce qui peut être dit ou montré, et comment cela peut l’être sans inciter à la consommation ou s’apparenter à une publicité au sens strict. En vertu des articles du Code de la santé publique, toute communication doit rester strictement informative, centrée sur des éléments objectifs tels que l’origine, la composition ou le mode d’élaboration, tout en comportant des mentions sanitaires comme « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » dans les cas requis.
Cette règle légale est une contrainte, certes, mais elle est aussi un stimulant pour penser le digital différemment. Un site multilingue, bien structuré, peut exploiter les zones permises par l’assouplissement introduit notamment en 2016 — qui garantit que la référence au patrimoine culturel et aux régions de production n’est pas considérée comme une publicité en soi — pour raconter l’histoire d’un vin ou d’un terroir dans un registre qui respecte la loi tout en créant de la visibilité dans des marchés internationaux.
Dans cette perspective, la question du .com versus .fr cesse d’être simplement une affaire de nom de domaine. Elle devient une décision stratégique : le .fr, naturellement, répond à une audience francophone, à une narration patrimoniale, à un public déjà sensibilisé. Le .com, à l’inverse, est une porte ouverte vers le monde, un signal fort pour les moteurs de recherche internationaux, et un point d’entrée qui peut être adapté à des parcours professionnels (importateurs, distributeurs, cavistes, acheteurs CHR) qui ne cherchent pas « le vin français » au sens générique, mais des réponses explicitement organisées selon leur intention d’achat et leur marché. N'oublions pas que pour vendre, il faut des distributeurs. Or les cavistes et la GMS ne jouent pas dans les mêmes registres de consommation. Au Mexique, au Royaume Uni et en France, le réseau caviste peut jouer la carte de la découverte, car ils vendent des vins de "partage" ou un cadeau. C'est là où le storytelling sur le terroir, la manière est fait le fin, ses modes de consommation, ses associations, peut intéresser un caviste à condition qu'il ne vienne pas cannibaliser les ventes avec l'un de ses producteurs récoltants. Pour un caviste, un producteur récoltant, c'est une histoire à raconter, et c'est le seul qui ait le temps de faire cela avec les clients. Il est clair que pour les négociants le réseau caviste n'est pas évident à séduire, mais pour les domaines indépendants c'est un réseau qui présente de réelles opportunités.
Le grand public aime les belles pages qui parlent de terroir, d’émotion et de fête autour d’un verre, mais un importateur anglais cherche un profil précis, une plage de prix, une disponibilité logistique, des appellations compatibles avec ses codes locaux. Un caviste à Mexico veut comparer des vins qui s’inscrivent dans des usages sociaux différents de ceux envisagés en France — où les restrictions imposées par la loi Évin sur la communication ont fait de chaque mot, chaque image, chaque ton, un exercice de conciliation entre information et réglementation.
Dans ce cadre, penser un site vitrine multilingue, orienté SEO et structuré pour l’international, ce n’est pas simplement traduire des pages. C’est définir des parcours de recherche qui répondent à des intentions professionnelles, qui respectent les cadres légaux (comme l’interdiction de faire de la publicité directe ou indirecte en faveur de l’alcool auprès de publics vulnérables), et qui permettent à une marque française de sortir du territoire national sans perdre son âme. Là où une vitrine “grand public” peut célébrer l’esthétique, une plateforme orientée SEO et international peut, elle, nourrir des décisions d’achat, activer des contacts professionnels et ouvrir des marchés que la seule présence physique ne pourra jamais atteindre.
Ainsi, la question n’est plus : « Mon site est-il beau ? » mais : « Mon site est-il compréhensible, trouvable et exploitable par ceux qui ont réellement un besoin commercial ? » Une telle réflexion stratégique ne se contente pas de raconter une histoire ; elle la structure, l’optimise, la rend pertinente et actionnable, et elle inscrit le vin français dans des parcours d’achat qui, aujourd’hui, s’écrivent autant dans les SERP que dans les salons internationaux. Si vous souhaitez poursuivre la réflexion sur la création de site vitrine, je vous laisse cliquer ici.


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