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Agence immobilière multiservices : pourquoi votre visibilité Google chute

Transaction, gestion locative, location saisonnière, conciergerie… Une agence immobilière multiservices peut devenir illisible pour Google. Découvrez comment la catégorie GMB, l’indexation et les AI Overviews impactent votre visibilité locale.

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Lydie GOYENETCHE

2/21/20268 min lire

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Sur le marché français, l’immobilier reste l’un des secteurs économiques les plus structurés et les plus intensivement engagés sur Internet. En 2025, on compte environ 32 000 agences immobilières en France, générant plus de 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires, avec près de 150 000 emplois liés à ces activités : transaction, location, gestion locative et services associés ; un poids qui reste significatif malgré les variations de conjoncture.

Sur des territoires à forte attractivité touristique comme la Côte basque, ces métiers deviennent encore plus complexes. Outre la vente et la location traditionnelle, de nombreuses agences proposent des offres de location saisonnière, gestion locative, administration de biens, voire des services de conciergerie associés aux locations courte durée. Le développement de plateformes comme Airbnb a fortement incité ce mouvement : en 2025, plus de 30 % des logements Airbnb en France sont gérés par des services de conciergerie spécialisés — un segment en croissance rapide.

Dans cet environnement déjà concurrentiel et pluriel, la visibilité sur Internet devient un levier déterminant pour attirer vendeurs, acheteurs et locataires. Plus encore qu’un simple site web, la présence dans les résultats de recherche locale (Local Pack) et sur les cartes de recherche est devenue un critère d’expertise perçue par les utilisateurs. L’évolution de Google My Business vers Google Business Profile (GBP) en novembre 2021 a renforcé la nécessité d’optimiser ce canal : une fiche bien tenue se traduit parfois par des milliers de vues, des appels directs et des demandes de contact qualifiées.

Mais pour une agence qui cumule plusieurs services, la question du choix de catégorie dans GBP n’est pas triviale.

Contrairement aux commerces standard, où une seule catégorie suffit souvent à résoudre un besoin précis (p.ex. “restaurant” ou “boulangerie”), une agence multiservices doit traduire une offre vaste : transaction, location longue durée, saisonnière, gestion locative, administration de biens ou conciergerie… Google ne permet souvent qu’une catégorie principale, avec quelques catégories secondaires. Ce choix influence la façon dont l’algorithme (et aujourd’hui les AI Overviews) interprètent l’identité métier de l’agence, ce qui affecte ensuite l’apparition dans le Local Pack, les suggestions par mots-clés locaux et l’attribution des intentions de recherche.

Cette tension entre complexité réelle d’offre et simplification algorithmique pose une vraie problématique pour la visibilité globale du site et de l’agence : comment articuler la diversité des prestations humaines et commerciales avec des catégories parfois restrictives, tout en restant pertinent pour les besoins locaux des internautes ? Voilà le cœur de l’enjeu pour les agences immobilières modernes sur Internet — en particulier dans des marchés saturés comme la Côte basque, où l’efficience digitale se traduit directement par des contacts commerciaux.

Comment une agence immobilière multiservices peut-elle être comprise correctement par l’algorithme à l’ère des AI Overviews ?

En 2024–2025, le moteur de recherche Google n’interprète plus seulement des mots-clés : il interprète des intentions. Avec le déploiement progressif des AI Overviews en Europe à partir de 2024, les résultats locaux ne sont plus simplement une liste d’acteurs correspondant à une catégorie métier. Ils sont contextualisés, synthétisés et hiérarchisés en fonction de la probabilité qu’une entité réponde à une intention précise.

Or le métier d’agence immobilière a profondément évolué ces 20 dernières années.

En France, on compte environ 30 000 à 32 000 agences immobilières actives selon les estimations 2023–2024. Mais derrière cette appellation unique se cache une diversité croissante d’activités :

  • transaction immobilière (vente)

  • location longue durée

  • gestion locative

  • administration de biens

  • syndic de copropriété

  • location saisonnière

  • conciergerie touristique

  • gestion de meublés de courte durée

Sur des territoires comme la Côte basque, où la part des résidences secondaires dépasse 35 % dans certaines communes littorales et où la pression touristique est structurelle, le modèle “agence immobilière” est devenu hybride. De nombreuses structures cumulent transaction et gestion saisonnière, parfois avec un service de conciergerie intégré.

Mais du point de vue algorithmique, Google doit simplifier.

La fiche Google Business Profile impose une catégorie principale unique.
Or cette catégorie fonctionne comme un signal d’identité dominant.

Si une agence choisit “Agence immobilière”, elle envoie un signal transaction.
Si elle choisit “Agence de location saisonnière”, elle devient perçue comme opérateur touristique.
Si elle choisit “Société de gestion immobilière”, elle se spécialise en gestion.

Le problème devient plus complexe encore lorsque l’on observe les comportements de recherche.

Les internautes qui cherchent :

  • “location appartement Bayonne à l’année”

  • “gestion Airbnb Biarritz”

  • “conciergerie location saisonnière Anglet”

  • “appartement à louer particulier Pays basque”

Ils ne tapent pas nécessairement “agence immobilière”.

D’ailleurs, une part significative des recherches liées à la location inclut le mot “particulier”, ce qui montre que l’intention n’est pas toujours orientée vers un intermédiaire professionnel.

Autrement dit, la catégorie métier ne correspond pas toujours à l’expression du besoin.

À l’ère des AI Overviews, Google tente de relier intention → solution → entité.
Mais si l’entité est catégorisée de manière trop restrictive, elle peut être mal interprétée dans certaines requêtes.

Le véritable enjeu pour une agence multiservices devient alors :

Comment envoyer un signal suffisamment clair pour être comprise par l’algorithme, sans réduire artificiellement la diversité réelle de son offre ?

Ce n’est plus seulement une question de visibilité locale.
C’est une question de modélisation d’identité numérique.

Et dans un marché saturé comme celui de la Côte basque, où plusieurs dizaines d’agences peuvent se disputer un même périmètre géographique, la cohérence entre :

  • catégorie Google Business Profile

  • architecture du site

  • pages services distinctes

  • signaux sémantiques

  • avis clients contextualisés

Cela devient déterminant pour que l’algorithme associe correctement chaque intention à la bonne facette de l’agence.

La Côte basque : tension structurelle, pics saisonniers et saturation numérique dans un marché standardisé

La Côte basque constitue un laboratoire particulièrement révélateur des mutations immobilières françaises. À la fois territoire résidentiel prisé, destination touristique internationale et zone à forte attractivité patrimoniale, elle concentre plusieurs tensions économiques et numériques qui complexifient la visibilité des agences.

Une pression durable sur l’offre

Depuis 2019, les prix immobiliers sur le littoral basque ont connu une progression marquée. Entre 2020 et 2023, certaines communes comme Biarritz, Anglet ou Saint-Jean-de-Luz ont enregistré des hausses supérieures à 25 %, avec des prix dépassant régulièrement les 6 000 à 8 000 €/m² dans les secteurs les plus recherchés.

Parallèlement :

  • la part de résidences secondaires demeure élevée,

  • la tension locative à l’année est forte,

  • l’offre disponible pour les habitants locaux est réduite,

  • la location saisonnière capte une part significative du parc.

Dans certaines communes littorales, plus d’un tiers du parc immobilier est constitué de résidences secondaires. Cette configuration crée un marché paradoxal : une offre limitée, mais une concurrence intense entre agences pour capter chaque mandat.

Des pics saisonniers qui redéfinissent les intentions de recherche

À cette tension structurelle s’ajoutent des pics saisonniers puissants. Entre mai et septembre, les requêtes liées à la location courte durée, à la gestion Airbnb ou à la conciergerie touristique augmentent fortement.

Les agences multiservices doivent donc répondre simultanément à:

  • des recherches transactionnelles (vente),

  • des recherches locatives longue durée,

  • des recherches saisonnières,

  • des recherches de gestion immobilière.

Or ces intentions ne comportent pas toujours le terme “agence immobilière”. Une partie des internautes cherche “location appartement Bayonne particulier” ou “gestion Airbnb Biarritz” sans passer par la désignation métier.

L’algorithme doit donc associer des intentions variées à une entité unique — souvent catégorisée de manière simplifiée dans Google Business Profile.

Une saturation numérique amplifiée par la standardisation des biens

Mais la complexité ne s’arrête pas là.

Sur la Côte basque, le même bien peut être diffusé simultanément par plusieurs agences. Sur les portails immobiliers, il n’est pas rare qu’un appartement apparaisse sous 3, 4, voire 5 enseignes différentes.

Cette situation produit un effet numérique majeur : une multiplication de pages quasi identiques, avec des descriptions similaires, des caractéristiques standardisées et des visuels comparables.

Du point de vue de l’algorithme, cela pose plusieurs enjeux :

  • difficulté à distinguer l’origine prioritaire de l’information,

  • dilution de la valeur perçue de la page,

  • risque de faible différenciation sémantique,

  • concurrence interne indirecte entre agences sur un même contenu produit.

La question devient alors technique : ces pages sont-elles correctement indexées dans la Search Console ?
Sont-elles réellement explorées, comprises et jugées suffisamment distinctives pour être proposées dans les résultats ?

Dans un marché où les services proposés sont souvent standardisés (transaction, gestion, location), et où les biens sont diffusés de manière concurrente, l’indexation ne va plus de soi.

Google doit arbitrer entre des contenus très proches, parfois perçus comme redondants.
L’apparition dans les résultats — et plus encore dans le Local Pack — dépend alors de signaux supplémentaires :

  • autorité du domaine,

  • profondeur du site,

  • contextualisation locale,

  • qualité des pages services distinctes,

  • cohérence entre fiche Google Business Profile et architecture du site.

De la visibilité à la lisibilité algorithmique

Dans un territoire saturé comme la Côte basque, la question n’est plus seulement “être présent en ligne”.

Elle devient :

Comment exister de manière distincte dans un environnement où l’offre est tendue, les services similaires et les contenus parfois dupliqués ?

À l’ère des AI Overviews, où l’algorithme cherche à synthétiser et interpréter plutôt qu’à lister mécaniquement, la lisibilité d’une agence multiservices repose sur sa capacité à structurer clairement son identité numérique.

Car si Google ne comprend pas précisément la singularité de l’entité, il ne peut ni l’indexer pleinement, ni la proposer efficacement.

Et dans un marché local hyperconcurrentiel, cette nuance peut faire la différence entre être visible… ou simplement présent.

La visibilité d’une agence immobilière multiservices sur un territoire comme la Côte basque ne relève plus d’un simple paramétrage technique.

Elle se situe à l’intersection de plusieurs tensions :

  • évolution des métiers (transaction, gestion, saisonnier, conciergerie),

  • inflation des prix et raréfaction de l’offre,

  • pics saisonniers et variations d’intention de recherche,

  • saturation concurrentielle locale,

  • standardisation des annonces et diffusion simultanée d’un même bien,

  • complexité d’indexation dans un environnement de contenus similaires,

  • lecture interprétative des entités à l’ère des AI Overviews.

Dans ce contexte, le SEO ne peut plus être réduit à une optimisation de mots-clés ou à un choix de catégorie Google Business Profile.

Le véritable enjeu devient stratégique.

Il s’agit de faire en sorte que l’algorithme comprenne correctement :

  • l’identité réelle de l’agence,

  • la diversité structurée de ses prestations,

  • sa singularité territoriale,

  • sa légitimité sur chaque intention de recherche.

Autrement dit :
le SEO devient une question de positionnement.

Lorsque plusieurs agences proposent les mêmes biens, les mêmes services, dans la même zone géographique, la différenciation ne peut plus venir uniquement du produit. Elle doit venir de la clarté stratégique de l’entité numérique.

C’est ici qu’intervient le rôle du consultant SEO stratégique.

Son travail ne consiste pas seulement à :

  • optimiser une fiche,

  • rédiger une page,

  • corriger des balises techniques.

Il consiste à articuler :

  • marketing stratégique,

  • compréhension des intentions utilisateurs,

  • architecture sémantique du site,

  • cohérence entre Google Business Profile et pages services,

  • hiérarchisation des priorités métier.

Dans un environnement où l’algorithme simplifie ce que le métier complexifie, le consultant SEO devient traducteur.

Il traduit la réalité économique d’une agence immobilière en signaux lisibles pour les moteurs de recherche.

Il structure l’offre pour qu’elle soit :

  • indexable,

  • différenciée,

  • contextualisée,

  • et interprétable par les systèmes d’IA.

Face à des problématiques comme celles rencontrées sur la Côte basque — concurrence dense, biens diffusés par plusieurs enseignes, services hybrides — le marketing stratégique n’est plus un luxe.

Il devient un levier de survie numérique.

Car ce n’est pas la quantité de services proposés qui garantit la visibilité.
C’est la cohérence entre l’identité métier, la structuration digitale et la compréhension algorithmique.

Et dans cette équation, le SEO n’est plus une simple discipline technique.

Il devient une composante du marketing stratégique global.