IA et trafic web : comprendre l’impact d’AI Overview sur votre visibilité
IA, Copilot, ChatGPT : comment les décideurs B2B s’informent autrement, tandis que Google reste central pour la décision transactionnelle.
WEBMARKETING
LYDIE GOYENETCHE
2/2/20269 min lire


Quand les décisions se prennent sans clic : ce que le marketing B2B n’a pas encore intégré
Depuis quelques mois, un malaise diffus traverse de nombreuses directions marketing et commerciales en B2B. Les indicateurs sont là : le site fonctionne, les contenus sont publiés régulièrement, les positions SEO tiennent, parfois même progressent. La visibilité semble correcte, les outils de tracking remontent de l’activité, les réseaux sociaux relaient. Et pourtant, quelque chose ne se transforme plus. Les décisions n’arrivent pas. Les prises de contact sont plus rares, plus tardives, plus floues. Comme si une partie du parcours client se jouait ailleurs, hors champ.
Ce décalage n’est pas un problème d’exécution. Il ne s’explique ni par un manque de budget, ni par une absence de stratégie, ni même par une baisse brutale de trafic dans tous les secteurs. Il est plus subtil. Plus dérangeant aussi, car il remet en question une certitude profondément ancrée dans le marketing digital depuis vingt ans : celle selon laquelle la visibilité précède mécaniquement la décision, et le clic précède l’engagement. Sur la SERP française, un résumé IA apparait, cela a une incidence sur la variation de trafic organique des sites.
Or, ce lien est en train de se distendre.
Aujourd’hui, de plus en plus de décisions B2B se prennent sans clic direct, sans formulaire rempli, parfois même sans visite explicite du site web. Les décideurs s’informent autrement. Ils lisent des synthèses générées par des intelligences artificielles, comparent des acteurs via des outils conversationnels, croisent des avis, des contenus, des citations, sans toujours remonter jusqu’à la source. Le site n’a pas disparu, mais il n’est plus nécessairement le point d’entrée visible du parcours. Il devient un socle silencieux, consulté indirectement, évalué sans interaction apparente.
Ce phénomène est déjà largement observable aux États-Unis, où l’introduction d’AI Overview dans les résultats de recherche a profondément modifié les comportements. Sur de nombreuses requêtes, les utilisateurs obtiennent des réponses complètes sans jamais cliquer sur un lien. Mais même là où ces interfaces ne sont pas encore déployées — comme en France — les usages ont changé. Bing Copilot, ChatGPT, Gemini ou Perplexity jouent déjà un rôle de filtre cognitif : ils orientent, hiérarchisent, pré-sélectionnent les acteurs crédibles avant même que le décideur n’entre en contact.
Pour les entreprises B2B, notamment à l’international, l’enjeu n’est donc plus seulement d’attirer du trafic, mais d’exister dans ces espaces intermédiaires où la décision se prépare sans se montrer. Beaucoup d’acteurs continuent à mesurer la performance digitale avec des indicateurs hérités d’un web transactionnel — clics, taux de conversion, leads directs — sans voir que la phase décisive s’est déplacée. La conséquence est souvent incomprise : une impression de visibilité sans impact, d’efforts sans retour, de présence sans influence réelle.
Cet article ne pose donc pas la question de savoir s’il faut encore investir dans un site web en B2B. La question est ailleurs, plus stratégique, plus actuelle : comment rester un acteur crédible et choisi quand les décisions se prennent sans clic, sans formulaire, et parfois sans jamais visiter explicitement votre site ? C'est là où se joue une vraie stratégie d'inbound marketing en B2B.
Pour y répondre, il faut comprendre ce qui a changé dans les mécanismes de visibilité, de médiation de l’information et de construction de l’autorité à l’ère des intelligences artificielles. C’est ce que nous allons analyser, chiffres à l’appui, avant d’explorer les leviers qui permettent encore — et durablement — d’influencer la décision dans un web devenu largement invisible.
Faut-il refondre refondre votre site pour attirer les clients?
Un changement de comportement décisionnel avant un changement d’outil
Depuis 2024–2025, un basculement discret mais mesurable s’opère dans les usages informationnels des décideurs, en particulier en B2B et à l’international. Selon plusieurs études convergentes (Microsoft, Gartner, BrightEdge), entre 35 et 45 % des cadres supérieurs déclarent désormais utiliser régulièrement des assistants conversationnels (ChatGPT, Copilot, Gemini, Perplexity) pour comprendre un marché, comparer des approches ou préparer une décision, là où ils utilisaient auparavant Google de manière exploratoire.
Aux États-Unis et dans certains pays nordiques, cette proportion dépasse même 50 % sur les phases amont, notamment pour les recherches complexes, stratégiques ou nécessitant une mise en perspective. Ce changement ne traduit pas un rejet de Google, mais une évolution du besoin cognitif : moins d’exploration fragmentée, plus de synthèse guidée.
Les désirs des décisionnaires: répondre à leur intention de recherche contextualisée
Ce glissement est particulièrement visible dans les environnements où le temps décisionnel est contraint et où la complexité informationnelle est élevée. Les directions commerciales, achats ou innovation ne cherchent plus seulement des réponses ponctuelles, mais un accompagnement cognitif : comprendre les tendances, les risques, les modèles économiques, les erreurs à éviter.
Dans ce contexte, les IA conversationnelles jouent un rôle de filtre intellectuel. Elles résument, hiérarchisent, mettent en relation des sources multiples. Une étude Microsoft publiée début 2025 indique que près de 60 % des utilisateurs de Copilot en entreprise l’utilisent en priorité pour clarifier une problématique avant toute recherche transactionnelle. Autrement dit, une partie de la décision se construit désormais en dehors des moteurs classiques, sans clic, sans navigation apparente, mais avec un impact direct sur la short-list finale.
Google le primat de la recherche transactionnelle: encore faut il pouvoir être trouvé en fonction
Pour autant, ce basculement ne signifie pas la disparition de Google dans les parcours B2B. Au contraire, Google conserve une primauté forte sur les requêtes transactionnelles, comparatives ou à intention commerciale explicite. Lorsqu’il s’agit de “trouver un fournisseur”, de “demander un devis”, de “vérifier une implantation locale” ou de “valider une solution”, le moteur reste central.
Les données montrent que plus de 70 % des requêtes B2B à intention d’achat passent encore par Google, notamment pour des raisons de fiabilité perçue, de cadre juridique et de traçabilité. Le changement n’est donc pas un remplacement, mais une recomposition du parcours : les IA structurent la réflexion en amont, Google intervient en aval. Et c’est précisément dans cet entre-deux — là où l’autorité se construit avant la transaction — que se joue aujourd’hui l’essentiel de la performance commerciale digitale.
Être trouvé au moment décisif : le SEO transactionnel comme levier stratégique
La SERP transactionnelle : le point de validation finale de la décision B2B
Si les IA conversationnelles structurent désormais une partie de la réflexion en amont, la SERP transactionnelle reste le point de passage critique au moment où la décision s’ancre dans le réel. En B2B, lorsqu’un prospect formule une intention explicite — demander un devis, identifier un prestataire, comparer des solutions, vérifier une expertise sectorielle ou géographique — Google demeure l’outil de référence. Les études BrightEdge et Gartner montrent que plus de 70 % des requêtes B2B à intention d’achat ou de contractualisation passent encore par Google, y compris dans les pays où l’usage des IA est très avancé. Autrement dit, même si la décision a commencé ailleurs, elle se valide ici. Ne pas être visible à ce stade, c’est sortir du jeu au moment clé.
Le rôle du SEO stratégique : structurer le site pour être compris et choisi
C’est précisément là qu’intervient le SEO stratégique, qui n’a plus grand-chose à voir avec une simple optimisation de mots-clés. Son rôle consiste à structurer le site comme un dispositif de lisibilité commerciale, aligné sur les intentions d’achat réelles : pages piliers claires, offres explicites, signaux de crédibilité (preuves, cas, expertises), maillage interne orienté décision, et hiérarchisation nette entre contenus d’autorité et contenus transactionnels. Le consultant en SEO stratégique travaille autant sur l’architecture que sur le fond : il identifie les requêtes à fort enjeu business, construit des pages capables d’y répondre sans ambiguïté, et s’assure que Google — mais aussi les systèmes d’AI Search — puissent comprendre sans friction qui fait quoi, pour qui, où et dans quel cadre.
Ces mutations du SEO stratégique, profondément liées à l’essor des intelligences artificielles dans les parcours décisionnels, posent aujourd’hui des questions de compréhension et d’alignement au sein des équipes marketing et commerciales. C’est dans cette optique qu’a été conçu le séminaire « Les mutations du SEO à l’ère des IA » : non comme un format technique, mais comme un temps de décryptage stratégique pour comprendre comment être compris — par les moteurs, par les IA et par les décideurs.
Investir au bon niveau : lisibilité commerciale, crawls IA et ordres de prix
Contrairement à une idée répandue, le SEO stratégique ne vise pas à “faire du volume”, mais à capter les moments de vérité. Il s’appuie sur une lecture fine des intentions d’achat, sur la distinction entre recherche exploratoire, comparative et transactionnelle, et sur une compréhension des parcours B2B longs, souvent internationaux. Cela implique aussi de penser le site comme une source fiable pour les IA : cohérence sémantique, absence de contenus contradictoires, signatures claires, expertises identifiables. Les crawls de l’AI Search — qu’ils proviennent de Google, Bing ou d’outils tiers — favorisent les sites structurés, incarnés et orientés décision. En pratique, un audit SEO stratégique se situe généralement entre 1 200 et 3 000 €, tandis qu’un accompagnement mensuel cohérent et durable se situe entre 600 et 1 500 €, selon la complexité des marchés et des enjeux commerciaux. Si vous souhaitez avancer sur ce type de forfaits cliquez ici.
Être choisi sans clic : réconcilier décision, lisibilité et efficacité commerciale
La question n’est donc pas de savoir s’il faut encore investir dans un site web en B2B, mais comment investir intelligemment dans un site qui joue son rôle au bon moment du parcours décisionnel.
En 2025, la réalité est claire : une part croissante des décisions se prend avant le clic, dans des environnements conversationnels, des outils d’aide à la décision ou des moteurs de recherche enrichis par l’IA. Le site web n’est plus systématiquement le point d’entrée visible; il est devenu un socle d’autorité, évalué pour la clarté de son information, sa cohérence et sa capacité à répondre précisément à une intention de recherche donnée. Pour une direction commerciale, l’enjeu n’est plus l’esthétique, mais la lisibilité stratégique.
Or, une part significative des investissements digitaux reste orientée vers des refontes centrées sur le design.
En France, une refonte de site WordPress en B2B se situe généralement entre 8 000 et 25 000 €, voire davantage lorsqu’elle intègre des animations, des vidéos, des effets graphiques complexes ou des CMS lourds. Pourtant, plusieurs études (Google Web Vitals, Akamai, Portent) montrent qu’au-delà de 3 secondes de temps de chargement, le taux d’abandon augmente de 32 à 40 %, y compris en B2B.
Par ailleurs, les IA de recherche — qu’il s’agisse de Google, Bing ou des assistants conversationnels — privilégient les contenus rapides à crawler, structurés, textuels, et directement alignés avec une requête ou une intention. Un site visuellement séduisant mais lent, bavard ou dilué nuit à cette lisibilité, sans améliorer la décision.
Ce décalage est d’autant plus problématique que les IA ne cherchent pas à être séduites. Elles cherchent à comprendre.
Elles analysent la structure, la hiérarchie de l’information, la clarté des offres, la cohérence sémantique et la capacité d’un site à répondre sans ambiguïté à une question précise. Dans cette logique, le temps passé à arbitrer des choix graphiques, à produire des vidéos lourdes ou à multiplier les messages marketing génériques est souvent du temps perdu au regard de la performance commerciale réelle. À l’inverse, investir dans une architecture claire, des pages transactionnelles explicites, un maillage orienté décision et un contenu directement relié aux intentions d’achat coûte généralement 30 à 50 % moins cher qu’une refonte esthétique complète, tout en générant des résultats plus durables.
Pour une direction commerciale, l’approche change radicalement. Il ne s’agit plus de posséder “un beau site”, mais un site compréhensible, rapide, et stratégiquement positionné dans les moments où la décision se prépare et se valide. Cela implique de travailler avec des profils capables de relier SEO stratégique, intentions d’achat, parcours B2B et fonctionnement des IA de recherche, plutôt qu’avec des prestataires focalisés uniquement sur le design ou la production de contenus. Dans un web où le clic n’est plus garanti, mais où la décision existe toujours, la clarté devient le premier levier de performance commerciale. C’est à cet endroit précis — entre lisibilité humaine et lisibilité algorithmique — que se joue désormais la vraie valeur d’un site B2B. Si vous êtes prêts c'est le moment de prendre rdv en ligne en cliquant ici.


EUSKAL CONSEIL
9 rue Iguzki alde
64310 ST PEE SUR NIVELLE
07 82 50 57 66
euskalconseil@gmail.com
Mentions légales: Métiers du Conseil Hiscox HSXIN320063010
Ce site utilise uniquement Plausible Analytics, un outil de mesure d’audience respectueux de la vie privée. Aucune donnée personnelle n’est collectée, aucun cookie n’est utilisé.