Vins de Bordeaux à l’international : stratégies digitales pour séduire l’Amérique latine et les marchés anglophones
SEO international et site .com : comprendre impressions, CTR et pays après les AI Overviews, activer des signaux humains et cibler l’export des vins de Bordeaux.
LYDIE GOYENETCHE
1/20/202613 min lire


Gérer un site en .com à l’international n’a jamais été simple, mais depuis l’introduction progressive des AI Overviews dans les SERP de nombreux pays, la lecture des données SEO est devenue nettement plus complexe. Pour un webmaster responsable d’un site multilingue ou multi-marchés, le problème n’est plus seulement de faire remonter des pages, mais de comprendre ce que signifient réellement les impressions, les positions et — surtout — leur capacité à générer des clics et du business.
Jusqu’à récemment, un fort volume d’impressions était souvent interprété comme un signal encourageant. Une requête qui générait plusieurs centaines, voire milliers d’impressions laissait espérer une montée progressive des clics à mesure que le positionnement s’améliorait.
Or, cette lecture est aujourd’hui largement biaisée. Dans les pays où les AI Overviews sont actifs, Google peut afficher un site comme source, ou simplement tester sa pertinence, sans que cela ne se traduise par un clic. Selon plusieurs études sectorielles, l’apparition d’un AI Overview peut réduire le taux de clic organique de 20 à 40 %, y compris pour des positions situées dans le top 5. Autrement dit, l’impression existe, mais l’opportunité de trafic — et donc de valeur business — s’évapore partiellement. Pour mieux comprendre l'impact des AI Overview sur la perte de clics: voici des éléments de compréhension.
Pour un site en .com, cette situation est encore plus déroutante. Les données de la Search Console agrègent des signaux provenant de pays aux usages très différents : marchés où l’AI Overview est déjà bien installé, zones où il est encore absent, langues où Google teste agressivement ses nouveaux formats, et autres où le SEO “classique” reste dominant. Résultat : un même mot-clé peut afficher un volume d’impressions stable ou en hausse, tout en voyant son CTR chuter, sans que le contenu ou la position moyenne aient réellement changé.
Le webmaster se retrouve alors face à un triple casse-tête :
des impressions élevées qui ne génèrent plus de clics,
des positions moyennes difficiles à interpréter car elles varient fortement selon les pays,
et une pression implicite à “agir vite”, alors même que le SEO international est un travail de temps long.
Dans ce contexte, s’appuyer uniquement sur le volume d’impressions pour juger de la pertinence d’une requête devient non seulement insuffisant, mais parfois trompeur. Ce qui compte désormais, ce n’est pas seulement où le site apparaît, mais dans quel environnement de SERP, dans quel pays, et avec quelle probabilité réelle de clic. Pour un webmaster, l’enjeu n’est donc plus de surveiller frénétiquement les courbes, mais de comprendre comment Google teste, segmente et stabilise un site .com dans la durée — et d’accepter que certaines phases de visibilité ne soient pas immédiatement monétisables.
C’est précisément cette lecture stratégique, posée et contextualisée du SEO international que nous allons explorer, afin de piloter un site .com sans paniquer, même lorsque les signaux semblent contradictoires. En effet, les clics issus du trafic organique, surtout quand une stratégie d'inbound marketing est en place, ont une vraie valeur pour l'entreprise tant commerciale que pour son branding.
Lire les bons signaux : Search Console, analytics et sources de crawl
Pourquoi un site .com international brouille la lecture des données SEO?
Trop de données, pas assez de hiérarchie : le piège du site .com international
Piloter un site en .com à l’international confronte rapidement le webmaster à une accumulation de données hétérogènes. Impressions, positions moyennes, sessions, referrals, sources de crawl : tout est disponible, mais rarement lisible d’un seul coup. Le problème n’est pas l’absence d’informations, mais l’absence de hiérarchie entre des signaux qui ne jouent pas le même rôle. Dans ce contexte, vouloir tirer des conclusions rapides conduit souvent à des décisions SEO prématurées, voire contre-productives.
La Search Console : un outil de test et de perception, pas un tableau de bord business
La Search Console indique comment Google perçoit un site : quelles requêtes déclenchent des impressions, dans quels pays, avec quelles positions moyennes. Pour un site international, ces données doivent être lues comme des indicateurs de test, non comme des KPI de performance commerciale. Une requête peut apparaître fréquemment simplement parce que Google explore la pertinence du contenu sur un marché donné. Cela ne signifie ni intention de clic, ni maturité SEO, ni potentiel business immédiat.
Sur un site en .com, les données visibles dans la Search Console correspondent rarement à un état “final” du référencement. Elles reflètent une phase de test algorithmique, déclenchée par deux éléments principaux :
les requêtes réellement tapées par les utilisateurs et les hypothèses de correspondance faites par Google.
Concrètement, Google fonctionne ainsi :
Lorsqu’une requête est tapée sur un marché donné, Google ne se contente pas d’afficher les sites déjà établis.
Il injecte volontairement des résultats “candidats”, parfois éloignés du top 10, pour tester leur pertinence.
Ces tests génèrent des impressions, même sans intention forte de clic.
Selon plusieurs études SEO internationales :
70 à 80 % des nouvelles pages passent par une phase de test avec des positions instables avant toute stabilisation.
Cette phase dure en moyenne 3 à 8 semaines sur un site mature, et plusieurs mois sur un site international en .com.
Sur des requêtes concurrentielles ou multi-pays, Google peut tester une page des dizaines de fois avant de décider de la faire monter ou de la retirer.
Impressions élevées et AI Overviews : quand la visibilité ne signifie plus le clic
Depuis le déploiement progressif des AI Overviews dans de nombreux pays, une partie croissante des impressions ne débouche plus sur des clics. Plusieurs analyses sectorielles montrent une baisse du CTR organique pouvant atteindre 20 à 40 % sur certaines requêtes, y compris en première page. Le site peut être visible, cité ou testé, sans être réellement consulté. Pour un webmaster, cela signifie qu’un fort volume d’impressions n’est plus, à lui seul, un indicateur fiable de valeur SEO.
Ce phénomène est encore plus déroutant sur un site en .com à l’international, car il peut coexister avec de très bons signaux “en apparence”. Un site peut afficher un excellent ranking global dans un pays — visibilité élevée, nombreuses impressions, positions moyennes flatteuses — tout en étant principalement positionné en première page sur des requêtes non stratégiques, parfois éloignées de son cœur de business. Google comprend le sujet, teste la légitimité du site, mais le fait d’abord sur des requêtes périphériques, informationnelles ou contextuelles.
Dans ce cas, la Search Console renvoie une image trompeuse :
le site semble bien installé sur le marché, alors qu’il capte surtout de la visibilité sur des mots-clés à faible intention de clic ou sans enjeu commercial direct. L’effet des AI Overviews accentue encore ce décalage, en absorbant une partie de l’attention utilisateur avant même le résultat organique.
Pour un webmaster, la conséquence est claire :
un fort volume d’impressions, même associé à des positions en première page, ne constitue plus un indicateur fiable de valeur SEO ou de potentiel business. Ce signal doit être relu à la lumière de l’intention réelle des requêtes sur lesquelles le site est visible, du contexte de la SERP, et du rôle que Google attribue encore au contenu dans sa phase de test.
GA4 et Plausible : mesurer l’usage réel, pas la promesse de visibilité
Les outils d’analytics comme GA4 ou Plausible apportent une autre lecture : celle du trafic effectivement reçu. Ils permettent d’observer les sessions, le temps passé, les parcours et les zones géographiques d’origine. Leur rôle n’est pas de valider la Search Console, mais de montrer ce que les utilisateurs font après le clic. Sur un site en .com, il est courant d’observer un décalage important entre visibilité théorique et trafic réel, sans que cela traduise un dysfonctionnement.
Dans la pratique quotidienne, il est fréquent pour un webmaster de constater un décalage entre le trafic en provenance de Google affiché dans un outil d’analytics comme Plausible ou GA4, et les données de clics visibles dans la Search Console sur une période courte, par exemple les dernières 24 heures. Un nombre de sessions “Google” apparaît clairement dans l’analytics, alors que la Search Console ne fait remonter aucune requête correspondante, ou seulement une partie des clics attendus.
Ce décalage s’explique par le fait que ces outils ne mesurent pas la même chose, ni au même moment, ni avec les mêmes règles.
Concrètement :
La Search Console comptabilise des clics uniquement lorsqu’ils proviennent d’un résultat Google traçable, associé à une requête identifiée et consolidée dans ses rapports.
Les outils d’analytics comptent des sessions dès qu’un utilisateur arrive sur le site avec un référent Google, même si la requête exacte n’est pas transmise ou n’est pas encore consolidée dans la Search Console.
Plusieurs situations très courantes expliquent alors l’écart :
Les données de la Search Console sont partiellement différées : sur les rapports en 24 heures, certaines requêtes ou clics ne sont pas encore agrégés.
Une partie des clics Google est regroupée ou anonymisée, notamment sur des requêtes rares, longues ou peu fréquentes.
Les clics provenant de résultats enrichis, d’AI Overviews ou de certaines variantes de SERP peuvent générer une session sans apparaître immédiatement comme un clic exploitable par requête.
Les analytics déclenchent une session dès le chargement de la page, là où la Search Console applique des règles plus strictes de comptabilisation.
Sur un site en .com à l’international, ce phénomène est amplifié. Les requêtes peuvent être tapées dans plusieurs pays, sur plusieurs langues, avec des formats de résultats différents. La Search Console consolide ces données avec prudence, tandis que l’analytics reflète instantanément l’usage réel, même fragmenté.
Les sources de crawl et de referrals : replacer le SEO dans son écosystème réel
L’analyse des referrals montre que le SEO ne se limite plus à Google. On observe aujourd’hui des accès provenant de Google (y compris gemini.google.com), de Meta (Facebook, Instagram), de Microsoft (Bing), de DuckDuckGo, mais aussi d’outils conversationnels comme OpenAI ou Perplexity. Ces sources participent à la visibilité globale du site, parfois sans générer de clics directs, parfois avec des comportements très spécifiques selon les zones géographiques.
L’analyse des referrals consiste à observer d’où viennent réellement les visiteurs qui arrivent sur le site, indépendamment des requêtes tapées. Contrairement à la Search Console, qui montre comment un moteur de recherche affiche un site, les referrals montrent qui envoie effectivement du trafic, et dans quel contexte.
Concrètement, dans un outil d’analytics comme GA4 ou Plausible, un referral correspond à une source de provenance identifiable : un moteur de recherche, un réseau social, ou un outil conversationnel. On observe aujourd’hui des accès provenant de Google (y compris gemini.google.com), de Meta (Facebook, Instagram), de Microsoft (Bing), de DuckDuckGo, mais aussi d’outils conversationnels comme OpenAI ou Perplexity.
Ce que montrent réellement les referrals (et ce qu’ils ne montrent pas)
Les referrals ne disent pas quelle requête a été tapée, mais ils disent:
quel environnement a permis la découverte du site,
quel moteur ou plateforme a joué un rôle d’intermédiaire,
dans quel pays ou zone géographique l’utilisateur se trouvait au moment du clic.
Ils sont donc particulièrement utiles pour comprendre ce qui se passe en aval de la visibilité, là où la Search Console s’arrête.
Quand le SEO n’avance pas sur les mots-clés stratégiques : activer des signaux humains ciblés
Pourquoi certaines requêtes stratégiques restent bloquées à l’international
Sur les marchés de l’Amérique latine et des pays anglophones, de nombreux acteurs du vin de Bordeaux constatent un phénomène récurrent : le site bénéficie d’une visibilité organique réelle, parfois même d’un bon ranking global dans un pays, mais pas sur les requêtes directement liées à l’intention business.
Les pages remontent sur des contenus périphériques — culture du vin, régions, cépages, histoire — tandis que les pages liées à l’offre, à l’export ou à la prise de contact restent en retrait. Et oui vous n'êtes pas seul à faire du SEO et à suivre votre site, vous en doutiez?
Ce blocage n’est pas nécessairement lié à la qualité du contenu. Il s’explique souvent par un manque de signaux humains clairs sur le marché cible. Pour Google comme pour les IA de recherche, un site en .com accessible depuis un pays ne signifie pas automatiquement qu’il est pertinent pour ce pays. Tant que les usages réels restent faibles ou diffus, les algorithmes hésitent à repositionner le site sur des requêtes à forte intention commerciale.
Pourquoi une action publicitaire ciblée peut débloquer la lecture algorithmique
Dans ce contexte, activer une campagne publicitaire ciblée — notamment sur Instagram — peut jouer un rôle structurant, à condition d’être utilisée avec discernement. Il ne s’agit pas de “remplacer le SEO”, mais de créer des signaux d’usage localisés que le référencement naturel seul met parfois des mois à générer.
Concrètement, une campagne Instagram renvoyant vers une page du site :
rédigée dans la langue du pays (espagnol ou anglais),
alignée avec une intention de recherche claire (importation, distribution, gamme export, contact),
et pensée comme une vraie page d’atterrissage,
permet de générer des visites qualifiées depuis une zone géographique précise.
Ces visites ne transforment pas immédiatement le positionnement SEO, mais elles apportent des signaux que les moteurs et les IA savent interpréter :
provenance géographique cohérente,
navigation réelle sur le site,
interaction avec des contenus liés à l’offre.
Ce que Google et les IA interprètent réellement après la publicité
Il est important de rester précis : la publicité n’agit pas directement sur le classement d’une requête donnée. En revanche, elle modifie l’environnement de signaux dans lequel le site est évalué.
Après une phase de diffusion publicitaire, on observe souvent :
une meilleure reconnaissance du site sur le pays ciblé,
une augmentation progressive des impressions organiques locales,
une réapparition ou un renforcement du site sur des requêtes plus proches de l’intention business.
Les IA de recherche, comme les moteurs conversationnels, fonctionnent de manière similaire : elles croisent le contenu disponible avec des signaux d’usage humain. Un site consulté, partagé et utilisé dans un pays donné est plus facilement interprété comme légitime sur ce marché, même si cette légitimité ne se traduit pas immédiatement par un top ranking.
Une stratégie de patience et de cohérence, pas un levier instantané
Il est essentiel de souligner que cette approche ne produit pas d’effet en quelques jours. Elle s’inscrit dans une logique de temps long, cohérente avec le SEO international. La publicité agit comme un accélérateur de signaux, pas comme une solution miracle. Elle permet d’aider les algorithmes à comprendre ce que le site représente réellement pour un marché donné, en particulier lorsque l’offre est spécifique, comme les vins de Bordeaux à l’export.
Pour un producteur, un négociant ou un webmaster, l’enjeu n’est donc pas de “forcer” un mot-clé, mais de créer un contexte d’usage crédible. Lorsque les signaux humains deviennent lisibles, le référencement naturel tend progressivement à se réaligner, non seulement sur des requêtes informationnelles, mais aussi sur des intentions commerciales plus proches du business réel.
Être compris plutôt que surconsommé : le SEO international à l’heure de la responsabilité numérique
Piloter un site .com à l’international, en particulier dans des secteurs comme les vins de Bordeaux destinés à l’export, oblige aujourd’hui à faire un choix stratégique clair. À mesure que les moteurs de recherche et les IA conversationnelles prennent une place centrale dans l’accès à l’information, la question n’est plus seulement comment générer du trafic, mais quel type de visibilité est réellement utile, pertinente et soutenable.
Pour de nombreux sites dont la vocation n’est pas la vente directe au consommateur final, mais la mise en relation avec des distributeurs, importateurs ou partenaires professionnels en Amérique latine ou dans les marchés anglophones, la course au volume de trafic n’a plus beaucoup de sens.
Multiplier les visites non qualifiées, les pages lourdes et les parcours inutiles augmente la charge serveur, le nombre de requêtes réseau et, in fine, l’empreinte carbone du site, sans améliorer la décision business.
Les ordres de grandeur sont parlants. Une page web “classique” sous WordPress, avec thème lourd, plugins multiples et scripts tiers, peut facilement dépasser 2 à 3 Mo par page vue. Chaque page consultée génère alors plusieurs grammes de CO₂. À l’échelle de milliers ou de millions de visites, l’impact devient significatif. À l’inverse, être compris par Google, correctement positionné sur des requêtes décisionnaires, et cité par les IA sans déclencher systématiquement un clic, limite le nombre de pages chargées, les allers-retours réseau et les sessions inutiles. On parle alors d’un impact carbone divisé par 5 à 10 selon les configurations, simplement en réduisant la surconsommation de trafic.
Dans ce contexte, chercher à “faire venir” coûte que coûte les utilisateurs depuis les IA n’est pas forcément une victoire. Lorsque l’information peut être transmise sans clic, ou qu’un décideur peut identifier un acteur pertinent sans parcourir dix pages, le rôle du site n’est plus d’absorber du trafic, mais de faire autorité. Pour un webmaster, cela implique un changement de perspective : mieux vaut être clairement identifié sur des requêtes transactionnelles ou décisionnaires — importation, distribution, partenariat, gamme export — que d’être omniprésent sur des requêtes informationnelles éloignées de l’intention d’achat.
C’est là que le Green SEO prend tout son sens. Alléger les pages, réduire les dépendances inutiles, limiter la duplication de contenus, cibler précisément les intentions business et accepter que certaines interactions se fassent sans clic deviennent des actes à la fois stratégiques et responsables. Pour les sites B2B internationaux, le SEO de demain ne sera pas celui qui génère le plus de visites, mais celui qui fait gagner du temps aux décideurs, réduit l’impact environnemental et renforce la lisibilité de l’offre là où elle compte vraiment.
En choisissant d’être compris, plutôt que surconsommé, les webmasters ne sacrifient ni la performance ni la visibilité. Ils participent, à leur échelle, à une forme de sobriété numérique cohérente avec les enjeux climatiques actuels — tout en positionnant leur site exactement là où la décision se prend.




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